Chroniques d'une laissée pour compte 3
Suite de mes chroniques thérapeutiques...
Merci à vous tous pour vos messages de soutien, ça fait chaud au coeur!
Après ce billet, j'espère bien me réconcilier avec les téléphones... Mais ce qui est sûr c'est que je ne suis pas prête de résoudre le mystère des hommes et des téléphones!

On reprend là où en on était... Les choses empiraient entre nous. Ça sentait le roussi sous tous ces bisous-câlins. De jour en jour, il mettait de plus en plus de temps à m'appeler (je parle ici de pluuuusieurs jours...!) Et quand il mettait du temps, un seul mot d'ordre: ne jamais trop réfléchir et l'appeler! Ce n'est forcément pas la meilleure chose à faire les filles...
Je sais c'est idiot, j'aurais dû ramasser mes clics et mes clacs depuis le 7ème jour sans nouvelles. Mais c'est comme ça que ça s'est passé...
Je restais là, campée à côté de mon téléphone, tous mes sens accrochés au dit téléphone qui s‘obstinait à faire vœu de silence. Toutes les filles connaissent ce sentiment. Je passais mon temps à sursauter à chaque maudite sonnerie inutile, je criais, jetais mon téléphone dans un élan d‘hystérie. J'ai parfois tendance à ne pas revendiquer ces geste absurdes. Il m'arrivait même d'éteindre mon téléphone puis de le rallumer pour le plaisr de consulter la messagerie vocale... 
Je nageais dans un cycle compulsif et vicieux que j'étais incapable de rompre. C'était devenu incontrolable. J'anesthésiais ma peine en l'appelant. Mais dès que je raccrochais, l'angoisse tait de retour.
Je me sentais humiliée. Stupide. Égarée. Mais plus que tout, je me sentais épuisée
En plus de ressentir tout ça, je me coupais les cheveux en quatre à essayer de comprendre pourquoi il a arrêté de m'appeler. Avec lui, avoir une réponse c'était comme une chasse au trésor d'où tu ne sors jamais vainqueur.
Délicate et rusée comme un train, j'ai décidé d'aborder le sujet:
"Depuis un mois, c'est moi qui appelle tout le temps, pourquoi tu n'appelle plus?
- " tu sais bien que je suis débordé de travail ma chérie, je te promets que j'appellerai plus souvent".
Décidée de ne pas me faire embobiner encore une fois, je reviens à la charge:
au bout d'une sonnerie il a décroché en me lançant un allo mielleux à souhait
j'ai été sèche et ferme: j'en ai marre de cette situation
"J'ai des journées exténuantes qui commencent à 6h et qui finissent à 23h ma chérie, tu le sais bien. J'ai voulu t'appeler à maintes reprises et à chaque fois un appel pro venait m'occuper.
"
Il a encore promis de m'appeler. Et il a dit que je me faisais du mauvais sang pour rien.
Remballant ce qui restait de ma fierté je le re re re rappelais quelques jours sans nouvelles plus tard....
Ecoute, j'en ai marre de tes excuses bidon, 5minutes pour passer un appel n'est pas la mer à boire, quand tu n'appelles plus tu espères que je comprenne que c'est fini et que j'arrête d'appeler aussi c'est ça? Mais au lieu de ce petit jeu, dis moi tout de suite que c'est fini et là je vais arrêter d'appeler. J'attends... Une vraie prouesse linguistique que je n'oublierai jamais! plus clair que ça tu meurs...
"mais nooooooooon pas du touuuuuuuut, qu'est ce que tu racontes? (rire sarcastique) Mais tu es folle toi! je te jure que j'ai voulu t'appeler plusieurs fois et je me fais distraire par des appels pro. Arrête de dire des conneries et dis moi plûtot comment tu vas? je t'ai manqué?" Un lâche sommum de son art, du vrai foutage de gueule...
J'ignorais que quelqu'un pouvait être de ce degré de perfidie... Me mentir comme ça alors que je lui ai donné l'occasion de me dire qu'il était désolé mais que c'est fini!!!!
Tout ces belles paroles dites, il ne rappelait toujours pas. Il savait qu'il risquait de me perdre et pourtant il s'en foutait comme de l'an quarante!
S'il y avait une chose pire que sa mort c'était ça. Qu'il soit bien vivant et bien indifférent...
D'un autre côté, je devenais vraiment violente envers mon pauvre téléphone...

Vous vous doutez bien que je n'ai pas lâché l'affaire comme ça... J'ai rappelé pour la der des ders parceque je partais en vacances le lendemain!
Il a donc dit qu'on devait absolument se voir ce soir, au moins pour me souhaiter bon voyage. Par contre, il allait tarder un peu. A minuit il disait que je ne devais pas m'inquiéter car il passerait une fois son boulot fini. Une heure plus tard, ça sonnait dans le vide... Je n'ai pas pu fermer l'œil de la nuit. J'étais comme dans un cauchemar.
Je ne l'ai plus jamais revu depuis ni entendu sa voix; Je l'ai rappelé le lendemain, et pendant toute la journée, mais il ne me répondait plus.
En utilisant ma logique féminine, j'ai essayé de l'appeler d'un autre téléphone que le mien. Vous vous y attendez bien sûr... "Allo?"
Que j'étais abattue est peu dire.
Le jour d'après j'ai perdu mon téléphone. Et c'était là la chose la plus ahurissante de cette histoire! J'ai su alors que là haut quelque un m'aimait et veillait sur moi...Le cordon était coupé court. Brutale comme solution mais très efficace. Je n'ai jamais plus eu envie de le rappeler. Je ne sais pas si lui il l'a fait, tout ce que je sais c'est qu'il s'en poser des questions à son tour...
Par Rosielles, Mardi 25 Septembre 2007 à 03:03 GMT+4 dans Mes mots, ma thérapie (article, RSS)




